Comment choisir son statut juridique quand on est consultant digital ? (micro, SASU, portage salarial…).

Vous êtes consultant digital, freelance SEO, spécialiste no-code ou expert webmarketing ? Bravo ! Mais savez-vous quel statut juridique vous protège, vous optimise fiscalement et vous crédibilise face à vos clients pro ? Ce guide complet, avec simulateur, vous aide à faire le bon choix.

Conseil, expertise, agilité… oui, mais sous quel statut ?

En tant que consultant digital, vous facturez votre temps, votre expertise, votre capacité à résoudre des problèmes en ligne. Vous intervenez peut-être en freelance, en mission longue, à distance…

Mais quelle que soit votre spécialité (SEO, UX, ads, data, etc.), une chose est sûre : votre statut juridique va impacter vos revenus nets, votre couverture sociale, votre image auprès des clients, et même votre capacité à grandir(recrutement, partenariat, levée, etc.).

Le paradoxe du consultant digital “mal statué”

Chez les freelances du digital, on observe un paradoxe étonnant :

Ceux qui optimisent les stratégies business de leurs clients… oublient souvent de structurer leur propre modèle !

Pourquoi ?

  • Parce que le démarrage en micro-entreprise est tentant : rapide, simple, peu coûteux.
  • Mais au-delà de 3 000 à 4 000 € de CA mensuel, ce statut devient limité voire contre-productif :
    • Vous ne pouvez pas déduire vos charges (outils SaaS, coworking, sous-traitants, etc.),
    • Votre cotisation URSSAF augmente,
    • Vous payez la TVA, mais sans la récupérer sur vos propres frais,
    • Et côté image, certains clients grands comptes hésitent à contractualiser avec une “micro”.

 

Résultat ? Beaucoup de consultants restent bloqués dans une structure sous-dimensionnée… alors qu’ils accompagnent eux-mêmes la scalabilité d’autres entreprises.

 

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Les critères essentiels pour bien choisir son statut juridique dans le digital

Le volume de chiffre d’affaires visé

C’est LA question.

  • < 30 000 €/an ? Le régime micro peut suffire pour tester.
  • 40–50 000 €/an ? Il devient urgent d’évoluer vers une structure plus optimisée.

La couverture sociale

Vous êtes votre seul outil de production. En cas de pépin, mieux vaut être bien couvert.

  • Micro = protection sociale réduite.
  • SASU = statut de président assimilé salarié = meilleure couverture (notamment retraite, prévoyance).

L’image pro et la crédibilité

Certains clients, notamment en B2B, veulent :

  • des statuts clairs,
  • des devis en bonne et due forme,
  • un numéro SIRET cohérent,
  • et parfois, des garanties en responsabilité pro, difficile à obtenir en micro.

L’évolutivité

Vous envisagez d’associer un autre consultant ?

Ou de créer une agence plus tard ?

Alors, il vous faut un statut évolutif comme la SAS ou SARL.

Les statuts possibles pour un consultant digital

Micro-entreprise

  • 👍 Facile, rapide, peu de charges sociales au départ
  • 👎 Plafond de chiffre d’affaires (77 700 €), pas de déduction des frais, pas de TVA récupérable
  • 🚫 Peu crédible au-delà d’un certain niveau d’expertise ou de tarif journalier

EURL / SARL

  • 👍 Responsabilité limitée, imposition à l’IS, possibilité de déduire les charges
  • 👎 Moins flexible que la SAS, régime TNS pour le gérant majoritaire (moins de protection sociale)

SASU / SAS

  • 👍 Statut très prisé des consultants : souplesse, fiscalité claire, image pro
  • 👍 Bonne protection sociale (dirigeant assimilé salarié)
  • 👎 Coût social un peu plus élevé, mais souvent justifié par les avantages

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Vous hésitez entre SASU et micro ?

Votre CA va doubler cette année ?

Vous voulez savoir ce que vous toucherez “en net” chaque mois ?

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Notre recommandation pour les consultants digitaux

👉 Commencer en micro ? Oui, pour tester le marché.

👉 Évoluer rapidement en SASU ? Très souvent, c’est le bon move.

Pourquoi ? Parce que :

  • Vous pourrez facturer plus, plus pro,
  • Dédire vos frais (licences, logiciels, coworking, formation…),
  • Vous verser un salaire régulier et même des dividendes,
  • Et préparer l’étape d’après (partenariat, croissance, revente).

3 erreurs fréquentes à éviter

  1. Rester trop longtemps en micro-entreprise : vous y perdez dès que vos charges augmentent.
  2. Créer une SASU sans conseil : mauvaise répartition du capital, oubli du pacte d’associés, erreurs de rédaction…
  3. Confondre revenus et bénéfices : ce que vous encaissez n’est pas ce que vous gardez.

 

Le statut juridique du consultant digital n’est pas un simple formulaire à remplir. C’est le socle de votre réussite, de votre crédibilité et de votre liberté.

Pour bien vivre de votre expertise digitale, faites-vous ce cadeau stratégique : structurez-vous intelligemment, dès maintenant.

 

Consultants analysant des données pour choisir un statut juridique adapté
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