Chez KER, les missions d’accompagnement montrent une réalité très concrète :
👉 la majorité des difficultés de trésorerie des PME et TPE que nous accompagnons ne proviennent pas d’un manque d’activité, mais d’une mauvaise anticipation des flux financiers.
De nombreuses entreprises sont rentables sur le plan comptable, mais rencontrent des tensions de trésorerie à court terme. En cause : des délais de paiement mal maîtrisés, des charges concentrées sur certaines périodes et une exploitation insuffisante des données issues de la comptabilité.
La gestion de trésorerie devient alors un outil central de pilotage financier, indispensable pour sécuriser la stabilité de l’entreprise et soutenir sa croissance.
La gestion de trésorerie est au cœur de la gestion financière de toute entreprise, et plus encore pour les PME et TPE. Une trésorerie mal pilotée peut fragiliser l’activité, même lorsque les produits se vendent et que le chiffre d’affaires progresse. Les décalages de paiement, l’augmentation des charges, la hausse des taux bancaires et une mauvaise visibilité sur les liquidités disponibles exposent l’entreprise à des risques financiers importants.
Piloter sa trésorerie, c’est suivre l’argent réellement disponible, anticiper les flux financiers, sécuriser les comptes bancaires et mettre en place des solutions financières adaptées.
Mettre la trésorerie au centre de la gestion financière de l’entreprise
Construire un tableau de trésorerie pour piloter l’activité
Le tableau de trésorerie est l’outil de base de toute gestion de trésorerie efficace. Il permet de visualiser l’ensemble des flux financiers, d’anticiper les besoins en liquidités et de suivre le solde de trésorerie à court et moyen terme.
Un tableau de trésorerie structuré intègre :
- les encaissements liés à l’activité (paiements clients, produits encaissés),
- les décaissements (fournisseurs, charges),
- le solde prévisionnel,
- les soldes des comptes bancaires.
S’appuyer sur des outils, logiciels et ERP financiers
La transformation financière des entreprises passe par l’adoption d’outils digitaux, de logiciels de gestion et d’ERP financiers adaptés aux PME et TPE. Ces solutions centralisent les informations comptables et financières et offrent une vision claire des flux financiers.
Un logiciel de trésorerie ou un ERP permet :
- le suivi en temps réel des paiements et règlements,
- la visualisation des liquidités disponibles,
- l’automatisation des processus financiers,
- l’accès à des fonctionnalités avancées de prévision.
Anticiper les flux financiers pour sécuriser la trésorerie
Prévoir les flux et construire un plan de trésorerie
Anticiper les flux de trésorerie est indispensable pour garantir la stabilité financière de l’entreprise. La gestion de trésorerie repose sur un plan de trésorerie clair, construit à partir des données réelles.
Ce plan permet de :
- projeter les flux financiers sur plusieurs mois,
- anticiper les périodes de tension,
- identifier les besoins de financement bancaire,
- mesurer l’impact des décisions sur la trésorerie à moyen terme.
Exploiter les données comptables pour fiabiliser la gestion
La comptabilité est la base d’une gestion de trésorerie fiable. Les indicateurs comptables permettent d’analyser les flux financiers réels, les délais de règlement et les principaux postes de dépenses.
À suivre de près :
- les délais de paiement clients,
- les échéanciers fournisseurs,
- les soldes de comptes,
- les charges récurrentes,
- les principaux risques financiers.
Cette analyse améliore la cohérence entre gestion comptable et gestion financière, tout en renforçant la stabilité de l’entreprise.
Optimiser la trésorerie : encaissements, paiements et fournisseurs
Sécuriser les paiements et accélérer les encaissements
Les retards de paiement ont un impact direct sur les liquidités disponibles. Pour optimiser la trésorerie, les entreprises doivent structurer leurs processus de règlement.
Bonnes pratiques :
- clarifier les conditions de paiement,
- facturer rapidement,
- automatiser les relances via des logiciels adaptés,
- utiliser des solutions de paiement simples.
📌 Ce que dit la loi sur les délais de paiement
Les délais de paiement entre professionnels sont encadrés par l’article L441-10 du Code de commerce (issu de la loi LME) :
- 30 jours après réception des marchandises ou exécution de la prestation, à défaut d’accord entre les parties,
- un délai contractuel plus long est possible, mais plafonné à 60 jours nets à compter de la date de facture, ou 45 jours fin de mois si cette option est expressément prévue au contrat.
Ces plafonds sont d’ordre public : une clause qui les dépasse est réputée non écrite. Le non-respect de ces délais expose l’entreprise à une amende administrative pouvant atteindre 2 000 000 € pour une personne morale (doublée en cas de récidive), prononcée par la DGCCRF (article L441-16 du Code de commerce). Un levier de négociation à connaître, autant côté clients que côté fournisseurs.
Piloter les dépenses et la relation fournisseurs
La gestion de trésorerie passe aussi par une maîtrise des dépenses fournisseurs. Il ne s’agit pas de retarder les paiements, mais de les planifier intelligemment, dans la limite des plafonds légaux (60 jours nets ou 45 jours fin de mois).
Bonnes pratiques :
- négocier les délais de règlement dans le respect du cadre légal,
- lisser les dépenses importantes,
- intégrer les échéances fournisseurs dans le tableau de trésorerie.
Cette approche renforce la stabilité financière et sécurise l’activité, tout en évitant à l’entreprise de s’exposer à un risque de sanction.
Financement, instruments financiers et croissance maîtrisée
Choisir les bons instruments financiers
Pour soutenir la croissance et faire face aux besoins ponctuels de trésorerie, l’entreprise peut mobiliser différents instruments financiers :
- le découvert autorisé, une solution de court terme négociée avec la banque pour absorber un décalage ponctuel de trésorerie ;
- l’escompte, qui permet de mobiliser immédiatement le montant d’une traite ou d’un effet de commerce non échu auprès de la banque, moyennant des agios ;
- l’affacturage, qui consiste à céder ses créances clients à un factor pour percevoir leur montant par anticipation, tout en externalisant le suivi et le recouvrement ;
- la cession Dailly, qui permet de céder ou nantir des créances professionnelles à un établissement de crédit en garantie d’un financement ;
- les lignes de trésorerie, des enveloppes de financement court terme mobilisables selon les besoins, en complément du crédit classique.
Le choix dépend de la structure financière de l’entreprise, du niveau de risque accepté, du coût de chaque solution et des objectifs de croissance. Un audit préalable permet de sélectionner l’instrument le plus adapté au profil de l’entreprise.
Construire une gestion durable de la trésorerie
Une gestion de trésorerie performante repose sur :
- des outils et logiciels adaptés,
- un suivi régulier des comptes et du solde,
- une exploitation intelligente des données comptables,
- une anticipation constante des flux financiers,
- le respect du cadre légal des délais de paiement, aussi bien vis-à-vis des clients que des fournisseurs.
Chez KER, nous accompagnons les PME et TPE dans la mise en place de solutions financières et comptables durables, au service de la stabilité et de la croissance de l’entreprise.
La gestion de trésorerie est un levier stratégique pour sécuriser l’activité, limiter les risques financiers et accompagner la croissance des entreprises. En structurant vos outils, en anticipant vos flux et en optimisant vos paiements et charges dans le respect du cadre légal, vous transformez la trésorerie en véritable atout de pilotage.
👉 Vous souhaitez évaluer la gestion de trésorerie de votre entreprise ?
Les experts KER vous accompagnent avec un audit de trésorerie personnalisé pour identifier vos leviers d’optimisation et renforcer durablement votre stabilité financière.












